Interview de Céline Bouffioux, nouvelle directrice-OT

Du nouveau à la tête de l’OT

Après plusieurs mois de bons et loyaux services, Georges Verpraet, directeur par intérim de notre Office de Tarification (OT), passe le flambeau à Céline Bouffioux.

Forte d’une solide expérience de terrain, Céline gardera votre OT à la hauteur de sa réputation d’excellence tout en renforçant les liens entre le monde de l’officine et celui de la tarification.

Vous souhaitez en savoir plus sur le parcours de notre nouvelle collègue ? Nous lui avons posé quelques questions afin qu’elle se présente à vous. Découvrez son interview ci-dessous.

Bonjour Céline et merci de te rendre disponible pour répondre à ces quelques questions.  

Pour commencer pourrais-tu nous raconter en quelques mots ton parcours et nous dire pourquoi tu as choisi le métier de pharmacien ? 

Mon intérêt pour le secteur médical vient de mon père qui est médecin à Fleurus. Cependant, je cherchais plutôt à m’orienter vers une profession qui ne soit pas trop chirurgicale, mais, qui allie le coté scientifique avec un aspect relationnel.  

Mes parents avaient de bonnes relations avec le pharmacien de mon quartier et celui-ci m’a proposé de venir découvrir le monde de la pharmacie. Une promesse qu’il a concrétisée une première fois lorsque j’étais en rhétorique. J’ai pu passer un jour en observation dans son officine et, à l’issue de cette journée, j’étais conquise.  

J’ai donc, dès l’année suivante, entamé un bachelier à l’Université de Namur que j’ai complété par un master à l’UCLouvain.  

Durant mes études, j’ai quelque peu hésité à m’orienter vers la biologie clinique mais, après un stage de 6 mois en pharmacie, j’ai continué vers le monde de l’officine. Notre métier est, en effet, le seul qui allie les côtés scientifiques, pratiques et relationnels.  

Bref, une fois diplômée, j’ai exercé dans différentes officines, principalement à Bruxelles et dans sa périphérie.  

Pourrais-tu nous en dire plus sur ton expérience en officine ? Quelles leçons en retires-tu, notamment au niveau des relations avec les patients et avec les autres professionnels de santé ? 

L’expérience fut d’une manière générale très positive. Comme je le disais, la diversité du métier de pharmacien en fait tout son intérêt. Personnellement j’ai une préférence pour les préparations de magistrales et la gestion d’équipe.  

Je suis également fière de faire partie des prestataires de soin les plus accessibles. Cela nous met en relation avec des patients aux profils socio-culturels très différents les uns des autres. C’est une richesse importante ! 

La pharmacie où j’ai exercé le plus longtemps (huit ans) se situait dans un quartier aisé tout en étant juste à côté de logements sociaux. Cela nous amenait à rencontrer une patientèle très variée.  

Dans une autre pharmacie, nous travaillions juste à côté d’un hôpital. Cela nous amenait à entretenir des relations privilégiées avec son personnel dans le cadre de projets visant à assurer la continuité des soins (en particulier en cancérologie).  

 Quels sont les défis les plus importants auxquels tu as été confrontée ? 

En dehors du Covid-19, qui fut une période difficile pour tout le monde, je pense que c’est l’arrivée sur le terrain, après les études, qui fut le plus intense.  

Pour prendre un exemple, lors de mon premier jour de stage, j’ai constaté qu’en pharmacie, nous sommes plus souvent confrontés aux noms commerciaux des médicaments qu’au nom des molécules. C’était assez déconcertant ! 

La situation est similaire au niveau de la tarification. La première fois qu’on est confronté à une ordonnance sur l’oxygénothérapie, on se demande un peu ce qu’on nous veut. 

D’une manière générale, nous avons une solide formation scientifique mais, au niveau de la communication et de la gestion, nous pourrions être mieux préparés.  

Heureusement, les formations organisées par le secteur contribuent à combler le manque. Je pense notamment aux formations sur la communication en officine organisées par pharmacy.brussels. Celles-ci sont très utiles car elles nous aident à manifester notre empathie vis-à-vis du patient tout en restant professionnels.  

Pourquoi as-tu décidé de devenir notre nouvelle directrice-OT ? 

J’aime beaucoup comprendre la logique qui sous-tendent certaines règles. Or dans le quotidien de l’officine, on a peu de temps pourde se renseigner sur les bases qui sous-tendent les règlementations de notre secteur.  

Je connaissais déjà pharmacy.brussels par ma pratique officinale et rejoindre l’équipe me paraissait être un bon moyen d’avoir accès à ce savoir. J’ai donc décidé de sauter le pas dès que j’ai vu l’offre d’emploi. 

Quelles sont tes premières impressions ? As-tu déjà des projets pour notre OT ? 

Je suis arrivée il y a trois semaines. Il y a beaucoup d’apprentissage en perspective, ce qui convient parfaitement à mes attentes. Je vais donc prendre le temps de bien développer mes connaissances et de me familiariser avec l’équipe, avant de lancer des projets concrets.  

Ceci dit, je pense qu’un axe de travail intéressant pourrait être de renforcer les liens entre la tarification et le terrain. Je me rends compte que peu de pharmacien ont une vision claire de ce qu’il se passe dans un OT. Le seul contact direct, qu’ils ont avec celui-ci, c’est une voix au bout du fil. Organiser une visite de l’OT pourrait peut-être aider à ce niveau-là. 

Par ailleurs, certaines informations mériteraient peut-être d’être communiquées de manière plus approfondie (éventuellement via des formations, comme ce fut le cas pour l’Oxygénothérapie).  

Quels sont tes espoirs pour le secteur ? 

J’espère que nous continuerons à développer la profession via des projets qui nous ouvrent de nouvelles missions (comme ce fut le cas avec Vacci-Pharma). C’est une nécessité pour que notre rôle soit réellement reconnu et que notre image ne soit pas celle de « vendeurs de boites ».  

Nous avons beaucoup parlé du monde de la pharmacie. Je terminerai par une question un peu plus personnelle. Il parait que tu as une passion pour le bricolage. Est-ce que c’est vrai ?  

Effectivement, je suis bricoleuse à mes heures perdues. À l’école on disait que je devrais soit m’orienter vers un métier artistique, soit vers une profession scientifique. J’ai choisi le coté scientifique pour ma carrière et le coté créatif comme hobby.  

Cela dit, je pense que ma créativité pourra aussi s’exprimer dans une organisation aussi innovante que pharmacy.brussels.  

Je te laisse le mot de la fin. As-tu un message pour nos pharmaciens ? 

Oui, je voudrais leur dire que nous mettons tout en place pour répondre à leurs questions de la manière la plus rapide et efficace possible. Par ailleurs, nous sommes soucieux d’améliorer constamment la qualité de nos services pour rester au top !