[Interview] La pharmacienne Kabalan vous appelle à participer aux PAP !

Graziella Kabalan est la pharmacienne titulaire de la Pharmacie AKSA Pharma à Woluwe-Saint-Lambert. Elle assiste régulièrement aux formations organisées par pharmacy.brussels. Ces derniers mois, elle a participé avec enthousiasme à nos Praktisch Atelier Pratique (PAP) sur la Revue de Médication et sur les sources de qualité. Dans cette interview, elle nous livre ses impressions et appelle ses collègues à participer aux prochains ateliers.

Bonjour Madame Kabalan, merci de votre disponibilité. Pour commencer, pourriez-vous me raconter en quelques mots votre parcours ?

J’ai un parcours quelque peu atypique. À la base, j’avais étudié la biochimie mais, au cours des stages, j’ai compris que je souhaitais travailler dans un domaine où il y avait plus de contacts humains.

J’ai donc décidé, après la naissance de mon troisième enfant, de me réorienter vers le secteur de la pharmacie. J’ai obtenu mon diplôme de l’UCLouvain et en novembre 2019 (juste avant le début de la pandémie) j’ai rejoint l’équipe de la Pharmacie AKSA Pharma.

Le Covid-19 a apporté son lot de défis mais, j’étais (et je reste) très heureuse de mon choix, à tel point que je suis devenue titulaire de cette pharmacie un an plus tard. Cela implique une grosse part de travail administratif en plus mais, ça en vaut la peine.

Pourriez-vous m’en dire plus sur votre pharmacie ?

Notre officine se situe dans le Shopping Center de Woluwe-Saint-Lambert. Nous avons donc une patientèle très diversifiée en termes d’âge, de situation familiale ou encore de nationalité. Nous avons aussi beaucoup de patients qui viennent des cliniques universitaires Saint-Luc, situées à proximité.

Ce qui unit tous ces profils, c’est qu’ils comptent beaucoup sur les conseils du pharmacien pour solutionner leurs problèmes de santé. Il faut pouvoir leur répondre efficacement, d’où l’importance des formations pour rester à jour au niveau des conseils et de l’orientation.

Notons que nos patients sont généralement ouverts. On peut leur poser des questions et ils sont à l’écoute si on leur propose des alternatives à leur traitement. La communication avec eux est donc assez facile.

Au niveau des services que nous proposons, nous avons déjà effectué quelques BUM asthme et revue de médication. Je souhaiterais pouvoir en réaliser plus mais, pour l’instant, notre temps est trop limité.

Enfin, je peux compter sur une équipe solide avec une pharmacienne remplaçante et 4 assistantes.

Que pensez-vous de pharmacy.brussels ? Êtes-vous satisfaite de notre travail ?

Notre pharmacie était déjà cliente lorsque je suis devenue titulaire et nous avons naturellement continué à tarifier chez vous. Jusqu’à présent, je suis très satisfaite ! J’ai toujours une réponse rapide à mes questions et je constate que pharmacy.brussels est très active ces dernières années.

Je trouve les newsletters et le groupe WhatsApp particulièrement intéressants. Ils me permettent de rester à jour sans devoir aller chercher l’information partout. C’est un gain de temps considérable !

Que pensez-vous de nos formations ?

Je participe aux formations de p.b dès que j’ai l’occasion. Les thématiques sont très pertinentes vis-à-vis de nos besoins au comptoir et permettent de mieux prendre en charge nos patients. De plus, la grande majorité sont accréditées.

Notons que les formations de la SSPF sont également très qualitatives mais, celles de pharmacy.brussels sont plus conviviales. On a l’occasion de rencontrer des pharmaciens qui vivent des situations similaires aux nôtres et de partager les expériences.

Vous avez participé à plusieurs Praktisch Atelier Pratique (PAP). Quelle expérience en retirez-vous ?

Le premier PAP, auquel j’ai participé, portait sur la revue de médication, un service que je souhaite, comme vous le disais, développer dans mon officine.

Il me semble, en effet, essentiel de bien accompagner le patient dans la gestion de ses traitements et la prise des médicaments (par exemple : savoir si un comprimé peut être scindé en deux pour les patients ayant des problèmes de déglutition) pour diminuer les effets indésirables.

Cela dit, une pharmacienne de Schaerbeek rencontrée durant le PAP m’expliquait que ce service était difficile à mettre en place car elle était toute seule dans son officine.

Le second PAP portait sur les sources de qualité et celui-ci a la même utilité pour toutes les pharmacies, quelles que soient leurs tailles. Chaque pharmacien a, en effet, le devoir de communiquer aux patients des informations scientifiquement correctes.

À ce titre, ce PAP permet de gagner un temps considérable et d’assurer de la fiabilité de la réponse donnée au patient (au lieu de chercher sur Google…). C’est d’autant plus important à l’heure où beaucoup d’entre eux demandent un traitement précis, qu’ils ont choisi sur base d’informations peu fiables trouvées sur Internet.

Comment se déroule un PAP concrètement ?

Le dispositif est très chouette ! Nous sommes répartis par petits groupes et chaque équipe reçoit une petite feuille avec un cas comptoir. Cette fiche indique le nom du patient, la raison de sa venue en pharmacie et la liste des médicaments qu’il prend.

Ensuite pendant les 20-30 minutes qui suivent, nous devons, sur base de ces éléments, chercher les informations pertinentes et élaborer une solution. Pour ce faire, nous avons toute une série d’outils à notre disposition (par exemple pour le schéma de médication l’outil GheOP³S ou encore la Liste STOPP/START).

Les solutions sont ensuite présentées à l’ensemble des participants. Notons que certains groupes reçoivent des cas similaires, ce qui permet de comparer les approches et d’apprendre les uns des autres.

Les cas sont-ils pertinents par rapport à la réalité du terrain ?

Tout à fait ! Ils permettent même de faire des liens avec d’autres projets. Par exemple : si un patient fait une chute, il faut vérifier si cela est dû à une prise de benzodiazépines et le cas échéant lui proposer un sevrage.

Ce sont donc des cas réellement fidèles à ce qu’on rencontre sur le terrain (typiquement pour les patients polymédiqués ou qui changent de traitement).

Quid de l’aspect scientifique ?

La qualité est au rendez-vous et, en ce qui concerne le PAP sur la Revue de Médication, il complétait bien ce que j’avais appris pendant le cours de pharmacothérapie à l’UCLouvain.

Notons qu’au début de chaque PAP, on reçoit une liste de liens vers des sites avec les informations théoriques qui permettent de résoudre les cas patients.

Les PAP comportent donc non seulement un solide aspect scientifique mais aussi, une pédagogie active qui permet de mieux assimiler ces connaissances.

De plus, à la fin, nous recevions un résumé et des explications plus théoriques qui résument les aspects développés pendant la séance.

Enfin, la formatrice reste disponible si on a des questions. Il y a donc un véritable suivi post-atelier.

Quoi qu’il en soit, chaque PAP donne droit à 4 points d’accréditation, donc leur qualité scientifique est prouvée.

Quels sont les points-forts des PAP ?

L’interactivité ! Au début, certains participants étaient timides mais, au fur et à mesure, tout le monde a pris la parole. La formule en petits groupes facilite la prise de parole et permet à chacun de poser ses questions. C’est moins intimidant que dans une grande salle pleine de monde.

Cette interactivité est facilitée par une formatrice de qualité. Elle veillait à consacrer du temps à chacun et savait maintenir le bon équilibre en nous orientant, tout en nous laissant trouver la solution par nous-même. Les échanges étaient ainsi très enrichissants pour nous comme pour elle.

Un autre point important c’est le choix des cas analysés qui correspond vraiment aux situations rencontrées sur le terrain.

Enfin, les ateliers durent deux heures ce qui est juste assez ! Il y avait assez de temps pour l’apprentissage sans que cela devienne trop long.

Que pourrait-on améliorer ?

Il faut plus de monde ! Ces ateliers sont basés sur le partage des connaissances. Plus il y a de participants, plus on pourra s’enrichir mutuellement. Je pense aussi qu’il faudrait augmenter la proportion de pharmaciens adjoints parmi les participants. Il y a pour l’instant beaucoup d’étudiants et de titulaires.

Un avis sur les frais d’inscriptions ?

Je suis membre de pharmacy.brussels donc j’ai droit au tarif réduit. Franchement c’est raisonnable, surtout au vu de la qualité de ces ateliers.

Les prochains PAP porteront sur la contraception d’urgence et la gestion des médicaments anti-douleurs, comptez-vous y participer ?

Je dois encore voir avec les dates mais, je participerai sans hésitation !

Ces thématiques répondent, elles aussi, à des situations qu’on rencontre fréquemment en pharmacie. Les ateliers faciliteront donc notre pratique officinale.

Le mot de la fin ?

Tout le monde ne sait pas tout. Participer à un PAP, c’est l’opportunité idéale pour échanger idées et bonnes pratiques.

Les ateliers sont utiles et qualitatifs, vous obtenez des points d’accréditation et l’ambiance est au top. Venez au PAP !